12 mars 2009
Il faut croire qu’avant j’étais protégée.
Depuis un temps mon bouclier anti-connards semble désactivé.
je suis toute cabossée.
Ils ne perdent rien pour attendre.
Je suis occupée à autre chose qu’à la chasse au crétins.
l’heure viendra.
11 mars 2009
tic et toc.
Voilà une petite semaine que je trimbale un toc.
Dans ma tête en sous-titre de chaque pensée une phrase défile.
Tantôt en français, tantôt en anglais, tantôt en espagnol.
« Ce qui est fait n’est plus à faire »
Je tente parfois de la traduire en d’autres langues.
La nuit. Je dors. Je rêve. Et je sous-titre.
06 mars 2009
journée frigo
Envie de je ne sais pas quoi.
C'est comme quand tu ouvres le frigo et le referme illico.
Faim et pas faim. Envie de rien. Un manque planté dans le ventre.
[red]

Je ne sais pas pourquoi.
Je me suis demandé si le corps des hommes ressentait parfois la douleur d’être homme.
Parce que parfois être femme ça tue de l’intérieur.
03 mars 2009
Vent d’âme.
J’ai perdu de ma force.
Régime ovomaltine ?
02 mars 2009
Ampli.
T’as déjà remarqué que la solitude rend le moindre son plus intense.
La goutte d’eau. Les tic-tacs. Les grincements du bois.
Ton cœur. Un rien rempli l’univers.
Il y a des matins comme ça…
Je me suis levée en choisissant ma vision du monde.
Un monde meilleur. C’est comme ça que je le voulais. Meilleur.
Si la matinée fut grise. Le bleu dominait dans l'après-midi.
Dans le gris foncé perçait le soleil.
Des rais de lumière. Des doigts posés sur le paysage.
Ça me faisait penser à la fresque d’une chapelle non loin d’ici.
Et puis à l’empire du soleil.
Et puis à la fumée de cigarette qui monte dans l’obscurité pour remplir un trait de spot.
Et puis à la lumière qui passe par un trou dans cette cabane de bois au fond d’un jardin de mon enfance.
Et puis…
D’une pensée à une autre, je me suis retrouvée dans le foin qui sent bon l’été et les rires déguisés en papillons légers. Ce temps où je regardais la vie au microscope.
C’est beau un rai de lumière.
Ça parle de paix.
Juste ça.
28 février 2009
Problème.
Soit une salade sise dans mon assiette.
Soit une température ambiante de 8° Celsius sur la terrasse de café ensoleillée.
Soit 5 fumeurs dont la température moyenne est de 37°.5
Tous à une distance comprise entre 2,5 et 3 mètres de mon assiette.
Soit un serveur fort chaleureux.
Soit le proverbe « la vengeance est un plat qui se froid ».
a) la température me permet-elle de me venger ?
b) qui pourrait bien avoir une dette envers moi ?
c) vais-je manger ?
d) quel gros mot suis-je en train d'inventer ?
20 février 2009
Le 110 bonnet E
Ne m'adresse plus la parole.
L'affaire remonte à plus de six mois.
Depuis elle parle chinois et moi javanais.
Incompatibilité d'humeur.
Retraite et ménopause auront raison d'elle.
Moi j'ai de belles années devant moi et déjà raison.
19 février 2009
hey!

Peine perdue.
Mon téléphone insinue que j'agace quelqu'un.
15 appels en absence du « fion ». C'est peu pourtant.
Dans l'intérêt de mon entourage j'ouvre une black liste.
Dommage j'allais y prendre goût.
« the ride of valkyrie » de Wagner ça me mettait en forme.
Faut arrêter de me prendre pour une concierge.
Toujours sur le qui vive.
Je ne suis pas celle qui tient le crachoir au prince et qu'on récompense d'un coup de sexe comme une étrenne. Je ne suis pas là pour distribuer du courrier, essuyer tes jérémiades dégoulinantes et sortir ta poubelle puante. Fuck. Va te faire botter le cul ailleurs. Lavette.
Super glue et Amour propre.
Je recolle un morceau de carcasse tombé lors d'un virage très sec.
Beau collage. Je suis tentée de tatouer une épitaphe dessus.
Ici gît la morsure d'un connard.
Ce qui est bon,
c'est de voir se vautrer les requins qui ont œuvré sans moi.
La problématique dont personne ne se soucie habituellement leur éclate à la face édentée pour le coup.
Ce qu'ils n'ont pas comprit c'est que sous les projecteurs on crame très vite si on n'excelle pas.
La prochaine fois ils me laisseront faire c'est certain.
Habituée à la pénombre je vois loin et bien. Ils le savaient pourtant.
18 février 2009
Nuit courte et longue.
Peu de sommeil, beaucoup de dépenses d’électricité cervicale.
Nuit stroboscopique.
Là, je paye la facture. J’ai les veilles au bord des yeux.
Parfois je me souviens.
Des détails. c’est les détails qui font que l’on se souvient.
Un détail.
Comme un note de musique. Comme un éclat dans un regard.
Comme une brillance sur un objet. Comme une voix en arrière plan.
Comme un mot caché. Comme l’amer dans le liquide.
Comme une minute passée.
Trouver la voie.
S’arracher les cordes vocales.
Laisser le silence pendouiller. Tic tac. Tic tac.
le rouge
J’aime ce retour au rouge. Comme un peu de sang dans le fond de l'œil. Un ulcère dans la vie. Goutte que goutte je ferme la bouche et ouvre la brèche.
Y’a pas de noir. Juste du rouge.
Dans un coin d’esprit revêche.
Cela va sans dire.
Les verres en cristal font des cristaux une fois cassés.
